Rêver à un monde digital sans écran !

Pranav Mistry est chercheur au MIT. Il travaille sur la migration du digital dans le monde réel et inversement. Et nous fait découvrir un monde où le digital n'a plus besoin d'écran pour exister :)   A côté de ce qu'il montre, la réalité augmentée apparaît comme un truc de dinosaure... En utilisant une simple caméra, un micro et un projecteur, les mondes du digital et du réel s'entrecroisent complètement. Le mieux c'est de voir la vidéo pour en découvrir quelques applications. Sa technologie s'appelle 6ème sens et elle est appelée à modifier encore notre relation au digital !

Première partie de la conférence sur TED :

Deuxième partie de la conférence sur TED :

A bientôt, je serai off pendant 15 jours :)

--
This message has been scanned for viruses and
dangerous content by MailScanner, and is
believed to be clean.

Comments [0]

Vinocamp 2010 : la révolution internet n'est pas encore passée dans les vignes

J'ai participé au premier vinocamp (symbiose de vin et barcamp) organisé en France le 10 juillet 2010. D'abord toutes mes félicitations à Grégoire Japiot et Vickywine qui ont su mener l'initiative jusqu'au bout et remerciement  à La Cantine et à son pilier Paul Richardet de l'avoir accueilli. Ce barcamp fut sympathique, interactif et éclectique comme il se doit donc bravo !

Revenons maintenant sur les échanges qui s'y sont déroulés et ce qu'ils m'ont inspirés :

Un éclectisme éclairant
Oui je parle d'éclectisme car le barcamp a réuni énormément de profils allant des spécialistes de contenu, aux guides, en passant par les agences web, les vendeurs de vin en ligne, les spécialistes des réseaux sociaux, les blogueurs, les vignerons et j'en passe. Nous avions un panel très varié de personnes qui nous donnait l'opportunité d'attaquer les sujets par de multiples angles ! Un bel humus qui promettait donc beaucoup d'échanges fructueux !
 
Le vigneron et le geek : une richesse de différences
C'est dans toutes les conversations ou presque, le vigneron a du mal à comprendre le geek (on ne l'a pas dit mais l'inverse est vrai aussi). Il faut dire que même si le geek n'est plus le boutonneux d'hier, qu'il a grandi et comprend bien les problématiques de son entourage, il faut dire que même si le vigneron a rajeuni et peut parfois connaître le web voir penser qu'il y a des applications pour son activité, le fossé est encore important entre les 2 mondes. Pas si étonnant d'ailleurs : là où le vigneron est les pieds dans la terre, le regard vers l'horizon pour guetter le moindre signe de grêle avec une perception du temps basée sur le cycle des saisons et une envergure géographique concentrée sur ses parcelles voire sur son terroir, le geek est la tête dans l'écran le plus souvent en ville, dans un espace illimité et sur une temporalité de l'ordre de la seconde...Donc 2 cultures bien distinctes qui ont du mal à trouver des accroches communes. Mais justement n'est-ce pas cela qui est intéressant, ces 2 visions ne peuvent elles pas apporter beaucoup à ces 2 cultures ? Ne dit-on pas que c'est la différence qui crée la richesse ?

Le mariage de la réalité augmentée et de l'oenotourisme

C'était un atelier assez populaire qui a réuni du monde même si le sujet a abordé surtout l'aspect oenotourisme, les questions allant bon train du côté de la réalité augmentée. Pourtant c'est un peu le coeur du sujet du vigneron qui travaille plutôt sur des petites production de qualité. Il doit valoriser son travail, ses vignes, la spécificité de son terroir et donc utiliser tous les moyens qui sont à sa disposition. Et l'intérêt de la réalité augmentée c'est de renverser la vision traditionnelle du web dit virtuel avec un certain dédain par les gens de la terre. La réalité augmentée d

it bien son nom, elle augmente la perception du vin et du vigneron et nous pouvons l'imaginer à l'échelle de l'oenotourisme comme sur les rayons d'un magasin ou dans la bouteille...

Faire son vin en peer 2 peer
C'est un peu le Graal de la liaison entre technologie et vigne, celle qui va modifier le rapport du vigneron et du consommateur, brouiller les pistes, transformer le consommateur en vigneron, le vigneron en pédagogue ou maître à penser, aller jusqu'à une réalisation du vin collective en s'aidant des technologies de communication disponible pour faire les bons choix de vendange, de vinif...etc.  C'est l'exemple de Mes vignes (à noter que je fais partie de l'aventure, il faudra que je fasse une note sur le sujet) ou de Crushpad (et d'autres encore) qui créent des outils pour modifier ce rapport. Un des points de la discussion entre david Bourguignon, Jean-David Camus et moi était justement cette notion limitative du terroir. Pour qu'un vigneron produise plus il lui faut plus de terre (enfin une fois qu'il a fait pisser la vigne ... pas vraiment une bonne stratégie) ce qui semble aller en contradiction avec le principe d'abondance propre au web (encore pour le moment en tous cas). Comment réconcilier terroir et abondance, il y a bien la vidéo de Dan Barber sur le sujet d'une ferme piscicole qui ne nourrit pas ses bêtes (vous imaginez une ferme où l'on ne nourrit pas les animaux car ils trouvent leur subsistance par eux-même), il y a aussi Terre de liens  qui modifie le rapport au foncier... Enfin les vignerons sont eux-même des apprenants et pourraient s'associer dans une démarche plus horizontale et libre (on pourrait dire chaordique) que l'organisation actuelle via des fédérations et labels divers et variés. La communauté des vins naturels pourraient s'inspirer d'une telle démarche eux qui cherchent à se structurer sans se contraindre...


En conclusion de ces échanges, la question qui semble être en filigrane et je ne suis pas bien sûr qu'elle ait émergée pendant le barcamp est la question du rôle d'Internet dans ce secteur du vin. En clair, Internet peut il entraîner une modification du secteur comme il l'a fait dans le domaine de la musique?
Somme toute en dehors de quelques initiatives éparses, faire du vin et s'en procurer reste assez traditionnel, seule la manière de s'informer autour du vin à vraiment évoluer jusqu'à aujourd'hui. 
Pas de révolution donc, pas encore en tous cas... quelques initiatives existent qui tentent de donner une autre relation au vin mais globalement l'avenir reste à construire :)
.

Longue vie au Vinocamp donc !

On pourra voir un résumé du Vinocamp Paris sur Bourgogne Live !


Comments [0]

La communication crossmedia c'est aussi ça

Dis de manière très juste par Edouard Borie sur son blog http://www.edouardborie.com la communication aurait tout intérêt à utiliser avec intelligence le sticker comme la photo le montre ici avec des anses de bière à prendre qui sont en fait les poignées d'une porte d'entrée. C'est effectivement rarement vu et dans les endroits de passage, ça se remarque bien. Je note dans la même minute, cette proposition de @seriouseats de sac de course en coton sponsorisés. Finalement, ça ne se fait pas encore beaucoup. Avec du goût et de l'intelligence, on peut se faire remarquer aussi par là !


   
Click here to download:
La_communication_crossmedia_ce.zip (146 KB)

Comments [0]

Attrapez des coupons de réduction dans la rue en réalité augmentée

Un nouvel usage pour la réalité augmentée, courir après des coupons de réduction dans la rue, ça pourrait ressembler à du gaming... pas mal de choses à imaginer entre réalité et virtualité !

Comments [0]

"Etes vous un expert du terroir d'Île-de-France" / Goût en scène est au salon de l'agriculture 2010

image hébergée par photomaniak.com Encore 2 jours pour découvrir sur le salon de l'agriculture 2010 (http://www.salon-agriculture.com)les merveilles de nos terroirs et surtout le terroir d'Île-de-France avec "Etes vous un expert du terroir d'Île-de-France" une animation organisée par Goût en scène (www.goutenscene.com encore en refonte mais la sortie ne va plus tarder !), l'agence que j'ai monté il y a maintenant 5 ans et qui aime créer des scénographies gustatives pour promouvoir le goût !

Cette fois-ci Goût en scène a proposé au CERVIA ( Le Centre de Valorisation et d’Innovation Agricole et Alimentaire de Paris Ile-de-France) de réaliser un quizz sur les produits emblématiques de la région Île de France : cinquante produits allant du coquelicot en passant par le navet jusqu'au miel et même l'autruche et le safran du gâtinais. Chaque jour et toutes les 30 mn 10 questions sont posées au public, des questions ludiques et pédagogiques avec à la clé plein de cadeaux : clé USB, calendrier avec les fruits et légumes de saison et surtout dégustation de produits locaux mis en bouche par les cuisiniers des CFAs de la région.

 Le quizz a été réalisé en collaboration avec Anne Demay du blog "Panier de saison" (www.panierdesaison.com) et Dorian du blog "Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça..." (http://doriannn.blogspot.com/) et il est présenté avec dynamisme et convivialité par Anne, Dorian mais également Pascale (du blog c'est moi qui l'ai fait).

De plus on peut suivre sur chacun de leurs blogs leur expérience sur le salon, photos à l'appui !

Vous voulez en voir plus, à défaut de pouvoir venir, vous pouvez aussi suivre l'animation en consultant :

> les blogs de nos 3 intervenants :
Le Blog de Anne Demay www.panierdesaison.com,
Le blog de Dorian Nieto http://doriannn.blogspot.com/
Le blog de Pascale Week http://scally.typepad.com

> le compte twitter de Goût en scène : www.twitter.com/goutenscene
> la page facebook de Goût en scène.

Alors vous venez ?

Comments [0]

Google Buzz une nouvelle innovation de Google Inc. ? Peu probable...

Chaque nouvelle actualité fait disparaître l'actualité précédente. Il y a 1 an on parlait de Google Wave, pour ainsi dire mort (penser à le tuer définitivement). Aujourd'hui c'est Google Buzz et fait un malheur dans les médias et auprès des utilisateurs

La leçon semble avoir été apprise, même leader du monde, c'est toujours risqué de vouloir créer de nouveaux comportement et Google Wave qui promettait des miracles n'a pas réussi à convaincre : l'histoire de la vague, c'était clairement trop tard et surtout trop compliqué.

L'optique cette fois-ci de Google serait donc d'imposer son nouveau service en reprenant une méthode déjà appliquée dans son coeur de métier (le moteur de recherche) à savoir arriver sur un secteur déjà installé avec un ou plusieurs leaders historiques et tenter une entrée en apportant une grande innovation qui rallierait l'ensemble des utilisateurs. Après donc le moteur de recherche ce serait au tour du web social. 

Bon. La différence est que le moteur de recherche avait une valeur d'usage exceptionnelle, tout à coup au lieu de chercher on se mettait à trouver... rien de tel dans Google buzz qui ne m'apporte rien d'autre à ce jour qu'un bruit supplémentaire...On reprend un peu les qualités de Facebook et Twitter, on y ajoute un peu de Friendfeed, on utilise la base installée de 150 millions d'utilisateurs de Gmail pour être sûr d'avoir des utilisateurs dès le départ et hop c'est parti...

Maintenant si on se place côté stratégie industrielle, tout s'éclaire :  Google Buzz ressemble surtout à un produit taillé pour que Google  conserve sa position de leader mondial sur un terrain, le web social, où il est resté en arrière plan. La méthode est simple : il faut piquer les recettes des pionniers Fb, twitter et Friendfeed, intégrer le nouveau joujou à son "OS virtuel" (le très performant gmail en particulier) et le tour est joué. Une stratégie qui nous ramène aux beaux jours de la bataille entre Microsoft et Netscape lorsque le premier décidait d'intégrer son propre navigateur internet dans Windows afin de concurrencer (détruire ?) le deuxième. D'ailleurs Microsoft met en avant que les usagers veulent plutôt un agrégateur plutôt qu'un nouveau réseau social dans Techcrunch.

Finalement c'est assez loin de l'image idyllique "don't be evil" de la firme de Google... mais "social business is business" (surtout quand cela se compte en milliards de dollars).

On pourra lire aussi le coup de gueule de Daniel Lyons dans Newsweek sur le même sujet.

Comments [0]

En dehors du Buzz : "Brands Must Stay Focused On Where Customers Already Are " par Jeremiah Owyang http://ping.fm/K99TV

Comments [0]

Regarder différemment et positivement pour créer de la valeur

Il y a deux manières de regarder le monde : une manière critique en disant que ça ne marche plus et que l'on doit être aidé et une manière positive en disant que le monde a changé de place, de comportement et qu'il faut proposer autre chose : cela vaut pour les personnes, les entreprises, les Etats.... Dans ce pays, la France,où la critique est érigée au rang d'art, intégrons un peu de vision opportuniste (typique de la culture américaine) : 3 courts exemples pour les besoins de la démonstration :

- Le travail est dissocié de l'entreprise, précarisé. Nous sommes entrés dans une gestion autonome de nos compétences ou chacun passe par de nombreuses expériences d'activité salariée, de chômage, de travail en indépendant quitte à tout cumuler. Pour palier à une possible précarité (la version négative), les opportunités sont nombreuses de la création de nouveaux statuts tel que celui d'autoentrepreneur à l'avènement du métier de coach http://fr.wikipedia.org/wiki/Coaching,

- l'accès à l'habitat est improbable : impossible de payer un loyer seul, obligation d'avoir un CDI pour prendre un prêt immobilier (alors que les CDI se raréfient), ces contraintes ouvrent la porte à un nouveau mode de vie comme la colocation et permettent d'offrir de nouveaux services (voir l'article du journaldunet), (découvrir aussi la colocation chez les séniors avec l'association http://www.cocon3s.fr/ et l'émission interception sur France Inter du 7 février http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/interception/ )

- Les transports sont coûteux et polluants. la crise économique autant que les préoccupations environnementales plus les prix exorbitants pour beaucoup de la SNCF créent un nouveau marché pour le covoiturage :  Voir cet article du nouvel obs sur la concurrence rail covoiturage !

Chaque entreprise comme chaque personne peut regarder son métier et réfléchir à son adéquation avec les nouveaux comportements de ses clients, à l'environnement. Doit-on le redéfinir, le faire évoluer, le changer du tout au tout ? 

3 liens vers des informations que l'on pourra consulter et tirer certainement quelques bénéfices :) :
Dere Sivers nous rappelle que ce qui nous semble évident ne l'est pas forcément pour tout le monde !   :

Stratégie Océan bleu : un livre qui décrit des stratégies qui ont permis à des sociétés immergées dans un bain concurrentiel dense de trouver une nouvelle bouffée d'oxygène en sortant des codes du marché habituel,

Who moved my cheese : un conte (en anglais) qui décrit nos attitudes face au changement de l'environnement. A lire en 30 minutes !

Bien sûr la création de l'économie de l'attention dont les industries numériques tirent leur valeur reste certainement le lieu de la transformation le plus patent !

Comments [0]

Vivre pour les liens plutôt que pour les possessions matérielles

"Il ne s’agit pas de choisir entre la surconsommation et l’austérité mais, au contraire, de saisir une chance extraordinaire de nous épanouir dans une direction souvent laissée en jachère. Plutôt que de vivre pour des possessions, nous pouvons vivre pour des liens.
Un merveilleux cadeau n’est plus une montre Rolex mais une rencontre avec quelqu’unavec qui nous avons quelque chose à échanger, undîner entre amis, la visite d’un lieu inconnu… une expérience optimale."

Extrait du livre "L'alternative nomade" de Thierry Crouzet (béta 2.0)

En lisant ce paragraphe, je ne peux m'empêcher de le partager avec vous ! Déjà parce que je ressens cela vraiment dans ma chair. Les rencontres qu'elles soient professionnelles, personnelles, intimes, publics sont toujours un grand moment de vie. J'apprécie et multiplie toujours plus ces moments d'échanges.

Un de mes territoires favoris reste le train, un espace d'échange que j'ai toujours aimé et que j'ai retrouvé depuis que je l'emprunte de manière assez intensive et sur des temps très longs (5h30 mini pour un Paris-Toulouse). J'y ai fait des rencontres professionnelles parfois mais aussi personnelles. J'y ai rencontré un ingénieur automobile à la retraite et sa nostalgie des années 60, une entrepreneuse passionnée de vidéo, une réalisatrice de documentaires naviguant entre Bruxelles, Paris et Toulouse, une jeune photographe passionnée d'équitation, une autre femme déboussolée après quelques années en Afrique cherchant à trouver un nouvel équilibre dans le Sud-Ouest, un consultant en veille stratégique endormi au wagon bar, une énarque très vive en partance pour retrouver sa famille, .. un inventaire à la Prévert mais surtout des hommes et des femmes avec qui nous échangeons sur nos passions. Des liens qui se tissent et nous font partager cette même humanité de points de vue différents, un peu comme les tableaux cubistes pouvaient tenter de montrer la multiplicité des points de vue sur un portrait.

Internet et ses liens en augmentant les possibilités d'échange permettent de toucher un peu plus notre humanité. Il nous permet de continuer le lien d'une rencontre physique ou de créer un lien en dehors de toute proximité géographique. Il demande par contre un lâcher prise sur la notion de domaine privé (vie privée) pour devenir vraiment riche ce qui peut être une chance pour développer la tolérance et l'ouverture au monde plutôt que l'intolérance, l'hypocrisie et la fermeture. Mais s'il existe un danger à cette posture elle est je crois dans l'économie des liens. Si nous fondons notre vie et nos rencontres sur une économie de liens ne va-t-on pas se trouver dans la gestion d'une image de nous-mêmes, un "branding" qui nous raménera à nos vieux démons plutôt que vers une liberté plus grande ? Thierry Crouzet prend le parti de l'indépendance, de la création de niches d'attentions tout en constatant que la tendance est à la concentration de l'attention dans leurs nouveaux supermarchés dédiés à la rencontre, aux comportements d'achat, à l'information, au divertissement où ce branding de soi peut se  développer.

Il faut sans doute une bonne dose soit d'inconscience soit d'autonomie intellectuelle pour être prêt à risquer le grand jeu de vivre ses liens sur internet. A l'opposé c'est dans cette "bonne dose" que nous pourrons créer et disposer d'un écosystème d'information large et vivant... une occasion que nous n'avons pas su saisir avec les anciens moyens d'information qui nous est encore possible aujourd'hui.

Comments [0]