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Libération !

liberation_journal

Passionnant ce qui se produit au sein des équipes du « Journal Libération » actuellement. Au-delà des guerres intestines, on peut y lire  un modèle de journalisme qui se cherche.

On se rend bien compte que si la recherche de la « Vérité » est un inconditionnel du métier de journaliste, l’information a pris de nombreuses formes plus ou moins respectables. La recherche du profit notamment a eu raison de la qualité de cette information.  Ainsi comme dans l’alimentaire, il y a d’un côté l’information de qualité, recherchée, croisée, vérifiée, celle qui prend du temps, de l’énergie, un véritable savoir-faire  et de l’autre (pour schématiser) une information rapide, recopiée, maquillée parfois, sans avoir été ni cuisinée ni mâchée.  La seconde ressemble a de l’information mais elle n’en a ni le goût ni les nutriments voire elle pourrait même vous donner des maladies à plus ou moins long terme…

Or, ce qui est passionnant  sur le projet de Libération, c’est bien qu’ils souhaitent adapter l’information de qualité aux comportements de leurs aficionados (j’intègre au-delà des lecteurs ce qui aiment mais dont le journal ne correspond plus à leur modèle d’accès à l’information). Pour continuer la métaphore alimentaire, cette fois-ci avec la restauration, c’est un peu passer du modèle du restaurant étoilé au modèle du bistro gastronomique. Vous avez des plats de qualité dans l’assiette sans le décorum propre aux restaurants de luxe. On pourra alors notamment lire dans le projet du restaurant un mode de forum citoyen qui répondrait à la mode du journalisme participatif d’une manière à la fois convivial et intelligente.

Il me semble que le sujet abordé est bien sur la manière de transmettre l’information, de la partager avec ses lecteurs, d’engager une relation nouvelle entre eux sans pour autant remettre en cause la noblesse du journalisme. Ah qu’il est complexe de se libérer de ses propres blocages !

Bref s’il y a un vrai problème au sein du journal ce ne sont pas sur les solutions envisageables à une crise systémique (propre à toute l’industrie) mais bien sur la capacité d’ouverture et de collaboration dont pourraient faire preuve un « journal » d’aujourd’hui c’est à dire une communauté tri-partite de « lecteurs », journalistes et éditeurs.

 

 

Terroircamp III

tc gaillacois

Il me reste quelques bonnes impressions du TerroirCamp dans le Gaillacois.

Collectif collaboratif interactif, une rencontre, des liens qui se créent, des initiatives partagées. La table ouverte en est un peu la cristallisation , le point d’orgue avec des recettes-histoire de chaque participant…

Sensibilité artistique,  Lionel Loetscher nous emmène dans sa recherche poétique sur les paysages, comme un souffle à part dans cette confrontation entre les producteurs campagnards et les citadins consommateurs, un pas de côté qui fait du bien et sollicite le rêve et l’imaginaire

L’image pour mémoire, pas n’importe quelle image, quelque chose comme de la BD sur un support en face , nous sommes entourés par nos réflexion, une jolie fresque de sens que l’on mettra en ligne pendant le week-end. Merci Simplixi pour cette fresque  et aussi Aestetype pour avoir matérialisé nos échanges sur le digital.

Pas de producteur, pas de paysan présent ? oui, ce n’est pas facile de venir là, pour y voir quoi, y faire quoi ? C’est comme un autre monde une autre vision et un paysan peut se demander à quoi bon… Donc allons dans les fermes et parlons de ce qui les intéresse. Simple et direct.

En conclusion,  le terroircamp c’était magique. Voir comment nos énergies se combinèrent pour créer cette rencontre, découvrir des créations culinaires de chaque participant avec leurs histoires qui se déploient sous nos yeux comme des cadeaux,  rencontrer une vraie bienveillance entre des personnes provenant d’environnements différents mais se retrouvant autour d’une même passion. Oui c’est magique.

Le numérique à la Mêlée, tout un poème !

la mêlee 2013Les salons professionnels sont ces endroits placés le plus souvent dans des banlieues plus ou moins lointaines où l’urbaniste a tenté des « expériences »… au sein de bâtiments dont les architectes préfèrent oublier l’existence tellement l’association confort et salon, celui que l’on a tous tenté de créer chez soi avec un succès plus ou moins grand mais toujours bien supérieur à ces endroits sans âmes, n’a pas lieu d’être ici. C’est donc avec une certaine réticence que je me rends dans ces salons, qu’ils concernent le vin, la cuisine ou le numérique comme à la mêlée cette semaine.

Alors quand à 8h15 devant une assistance clairsemée mais bien présente, Stéphane Distinguin nous parle de Californie et nous enjoint à créer un burning man à Toulouse (parce qu’à Paris ce n’est clairement pas possible), on pouvait sentir que La Mêlée avait décidé de prendre un vrai tournant dans sa représentation. Le numérique ce n’était plus seulement de l’économie, du business mais aussi de la culture, de la mode, des couleurs… le numérique sortait de l’informatique pour devenir un mode de vie…et les entreprises allaient s’en emparer…

Et il y avait de cela d’ailleurs dans les stands.. une agence créative ? Oui avec Aestetype, deux compères bluffant touchant à la scénographie numérique (leur projet public notes était présenté) et la bûche maitresse,  des startups associant goût et numérique ? Oui encore avec Clic Terroir et Slowsense mais surtout Sigfox, la start up du moment qui pourrait enfin prouver qu’il n’y a plus besoin d’être dans la silicon Valley californienne pour créer une innovation avec des applications planétaires, sigfox dont une application m’a beaucoup touché moi le terrien : celle dédiée à POCTEFA pour lequel la société crée un système de suivi du bétail en zone pastorale en combinant un système de géolocalisation et de transport de l’information.

Un petit air de THSF voire de terroircamp ;)… à creuser pour 2014 !