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Coeur.

coeur

Au fond de nous, de nos entrailles, chacun d’entre nous, un coeur qui bat, réagissant à nos émotions, sensible. Nous ne sommes pas des machines. Si par le travail en usine nous nous sommes transformé en machine au XIXème, si  par la consommation du XXème nous nous sommes une deuxième fois transformé en machine, aujourd’hui XXIème siècle bien entamé, ne nous laissons pas transformer en machine une fois de plus  par ces acteurs soi-disant omnipotents d’internet. Ne laissons pas nos propres émotions se standardiser pour correspondre à ces réseaux soi-disant sociaux, créons, créons de la diversité, de la différence, de l’authenticité, révélons notre poésie… bref écoutons notre coeur !

En référence deux citations de deux personnes galvanisantes sur ce sujet avec les liens vers deux de leur vidéos que j’aime écouter régulièrement. Un joli cadeau pour la Saint Valentin !

« Notre société c’est une cabale contre l’imagination (…) L’organisation mondiale veut conserver tout pareil. C’est le mouvement rien ne veut changer » Jodorowsky 

« Nous sommes dans un monde ou le sens s’inscrit dans un plein (…) Le sens c’est un vide, le sens c’est un manque(…). La pensée c’est pas ça, c’est pas cette activité volontaire,  programmée.
La pensée sauvage c’est ça :

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

Un court poème de Guillaume

J’appelle ça de la pensée et comme c’est traduit dans cette forme superbe c’est devenu de la poésie. La pensée nous effleure. (…) la pensée ne cherche pas  à coller à la réalité, c’est précisément ce qui empêche la réalité de prendre » Jean Sur

Flanerie

noway3

Photo J Pouille

Le GPS, version moderne de la navigation en suivant les étoiles utilisés depuis toujours par les oiseaux, nous a fait perdre peut être le sens de la flânerie (pour les oiseaux aussi ?).
Inventons le bouton random sur le GPS pour retrouver le plaisir de la dérive, de la rencontre improbable.

Le numérique s’évertue à inventer de l’efficacité pour ne « pas perdre du temps », alors que faire avec tous ce temps gagner sinon à le perdre avec délectation…

La flânerie a de l’avenir  !

On pourra lire avec plaisir : Eloge de la dérive sur Mediapart.