CV

portrait

En 2003, après une brillante carrière dans la communication d’entreprise, Ludovic Roif ressent un manque… un manque qui est comblé par la cuisine et ses acteurs. Il commence alors une recherche sur notre relation à l’alimentaire au croisement des arts plastiques, des installations et de la performance qu’il développe au sein du collectif Goût en scène. Il multiplie ainsi les projets : buffets extraordinaires, élaborations de performances culinaires collectives, itinéraires à la découverte du goût de la ville… En 2009, son arrivée dans la ville de Toulouse l’emmène sur la voie du monde rural à la découverte de l’origine de l’alimentation. Il commence par mettre en scène des rencontres sur le thème du terroir et de l’innovation puis développe de nouvelles pratiques sonores radiophoniques. En 2013 , il quitte la ville pour s’installer au cœur du Gers et commencer un travail d’observation artistique de la culture rurale qu’il nomme « les nouveaux terriens ».

La pratique de Ludovic Roif pourrait se définir comme celle d’un écrivain-performeur. Il absorbe, au travers de rencontres humaines, les sens du réel en particulier vis-à-vis des implications sociales et géographiques de nos comportements alimentaires et les propose aux publics sous différentes formes : récits multimédias, performances théâtrales, ateliers collaboratifs…etc. Nous discernons dans ses recherches, une envie de mieux connaître l’être humain, d’aller à sa rencontre, de comprendre son lien à son environnement, de jouer avec lui.

Dans ses recherches, qu’elles concernent la perturbation de l’acte codifié de se sustenter pendant une réception (Dinette suspendue, 2004), la réalisation d’une émission radiophonique visant à rencontrer tous les acteurs de l’alimentation d’une région (C’est une tuerie tes épinards, depuis 2013), ou encore l’étude collective de l’importance de l’erreur en matière de création culinaire (La boulettologie, 2006), ce qui compte pour lui, c’est l’implication de l’être humain, à la fois comme matière à la constitution de l’œuvre, et comme spectateur-acteur interagissant avec l’œuvre elle-même. Et lorsqu’il constitue des conférences alliant terroir et innovation (Terroircamp, 2011-2013), l’expert et le spectateur ont disparu, pour laisser la place à la communauté humaine présente qui auto-réalise le rêve d’un monde urbain et rural réunifié.